Personne, des cinq communautés de l’UP du Sacré-cœur de Dison Andrimont, ne sursaute plus à entendre une homélie interrompue par un « bonjour ! » provenant du fond de l’église. Que cela fasse un peu « show » à l’américaine ou démagogique à l’africaine, on s’en fiche. Encore faut-il aller fouiller dans les techniques de communication pour apprécier l’opportunité d’une pareille habitude.
Certains, en tout cas, y voient un désir inexprimé de rompre avec des silences lugubres et solennels. Ces silences d’Église où tousser, laisser courir un enfant ou parler à son voisin relèveraient presque d’un délit.
Bien se tenir à l’Église ne consiste-t-il pas encore aujourd’hui à y entrer, s’asseoir sagement et bien reprendre les gestes et les paroles apprises depuis sa catéchèse ? Et c’est à peine qu’il nous est loisible de réfléchir à ce que nous entendons. Quelle pression en ce lieu qui devait être relaxant pour peu que ce soit un « chez nous », « notre famille », « notre communauté ».
Sans doute que vivre ensemble exige de la considération pour les autres qui viennent à la rencontre. Mais ces rencontres ne devaient-elles pas aussi garantir la chaleur d’une salutation, d’un regard, d’un baiser de paix…. ? Peut-on expérimenter une quelconque rencontre sans faire rupture avec les distances que nous impose une bonne tenue dans l’Église ?
Et nos messes alors… ces lieux de rendez-vous sont-ils moments des rencontres ? Hommes, femmes, jeunes et enfants brassant des paroles et des gestes qui ouvrent sur l’Infini. Quelle n’est pas notre désolation lorsque ces moments deviennent des spectacles où nous sommes d’avance condamnés à des rôles… même si cela doit prendre toute la vie ! Pareil contexte confirme le dicton parcellarisant « ne marche pas sur mes plates-bandes ». Et ces rôles tracent alors des sillons nets qui nous inscrivent dans le « faire » et nous exclut du cercle de « l’être ». Est-ce là l’Église que nous voulons construire ?
SK
avec GiéT
1 commentaire
pascal
05/30/2012 à 7 h 02 min (UTC 0) Lier vers ce commentaire
Mai est le mois des entrées en communion et des professions de foi. Souvent, vous avez raison, ces cérémonies sont un peu bruyantes, parfois foireuses, en raison d’un public peu ou pas habitué à une célébration religieuse.
Mais le samedi 19, il m’a été donné de participer à une célébration de professions de foi magique. Une quinzaine d’enfants célébraient avec ferveur cet engagement au sein d’une assemblée priante, recueillie et respectueuse de leur démarche.
La célébration avait un fil conducteur : l’Esprit Saint ; un visuel : un arbre où s’accrochaient des colombes supportant les professions de foi des enfants ; des chants en lien avec l’Esprit et la lecture de st Jean…
J’ai, nous avons, vécu une célébration priante et fervente et ce fut un vrai bonheur.
Derrière une telle eucharistie, il doit y avoir une équipe de mamans kt passionnées, un prêtre qui l’est tout autant, des paroissiens enthousiastes… et un Esprit qui souffle sur chacun. Je nétais qu’invité à la fête, je ne sais rien de cette paroisse et de son histoire mais j’ai été touché par la grâce qui règnait là ce samedi soir.
Je tenais simplement à en témoigner et à remercier ces paroissiens de Grivegnée pour ce beau moment !
Pascal Decooman